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En silence, en silence
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13 août 2009

Triste / résigné ?

Je dois me rendre à l'évidence, je suis hypocondriaque maintenant ...

Je connais mal ce mal, mais visiblement c'est le concept de s'attribuer des maladies que l'on a pas, l'esprit générant des effets analogues à ceux de la maladie en question. Mes douleurs thoraxiques, qui peuvent être soit des nerfs intercostaux qui s'enflamment ou se pincent, me font toujours pensez à des douleurs cardiaques, bien que mon coeur aille normalement. Je lutte donc pour me répéter que je n'ai rien, que c'est dans ma tête ... je suis constamment en train de lutter contre moi-même et ça me rend triste, je suis fatigué moralement, mentalement de cet état.
J'ai mal à l'épaule, au bras, du coup je pense à un problème cardiaque, mais je me refuse toujours à voir un toubib, je me sens encore une fois pathétique de cet état.

J'ai pourtant passé une première semaine "mouvementée", avec Philippe qui est passé trois jours, ma soeur qui est arrivée le jour du départ de Philippe pour rester aussi quelques jours ... c'était super, mais ça ne m'empêchait pas de penser, une fois seul j'ai envie de pleurer mais je n'y arrive toujours pas, reste le blog, écrire pour exorciser.

Je me disais un peu désespéré que je ne sais plus quoi faire pour lutter, les psy me parlent toujours d'un boulot sur des années, parfois ils ne voient même pas comment aborder le problème, de mon côté je n'ai pas le courage de faire un régime strict pour perdre du poids et me sentir mieux, je n'ai pas le courage ou l'envie d'aller participer à des activités où je vais potentiellement rencontrer des gens, suis-je le seul acteur de l'absence d'amélioration dans ma situation ? Qu'est-ce que je peux faire à ma portée ? Qu'est-ce qui servira à quelque chose ?

Je me plains, encore.

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Commentaires
E
De mon expérience j'ai appris que :<br /> - on ne sait pas ce qui va nous rendre heureux tant qu'on ne l'a pas dans sa vie<br /> - malgré tout, on essaie quand même de savoir si c'est pas autre chose et si l'herbe n'est pas plus verte dans le jardin voisin<br /> - c'est quand on a perdu ce qui nous rendait heureux, qu'on se rend compte que c'était la seule chose qui nous apportait du bonheur<br /> - on se lance dans cette quête "du graal" pour retrouver le bonheur<br /> - on finit par oublier qu'on a été heureux et on oublie ce qu'on cherchait<br /> - on retrouve qqchose qui nous rend heureux<br /> - et on refait la même erreur<br /> <br /> Je pense que tu ne sais plus si tu as été heureux un jour.
C
Je ne sais plus trop ce qui me ferait me sentir mieux en fait, j'ai idéalisé certains rêves, mais en y réfléchissant bien je ne vois pas comment cela pourrait résoudre beaucoup de choses ... <br /> <br /> Le temps qui passe m'effraie à côté de ça, je devrais peut-être me convertir en poète (la fuite du temps qui passe est un des thème adorés des poètes y parait -_-)
E
Je ne suis pas certaine que la perte de poids te ferait sentir mieux.<br /> Cela fait des années que je ne fais plus confiance ni aux médecins ni aux psy. Ils n'ont rien résolu dans ma vie et j'ai eu tellement de diagnostics différents, de traitements différents etc Et quand ils se retrouvent confronter à leur ignorance, ils nous font culpabiliser en nous accusant d'être les instigateurs de notre propre souffrance et de notre propre drame.<br /> Tes douleurs sont réelles et bien là. Les explications ne sont pas connues mais elles existent et ce n'est pas une invention subite de ton cerveau.
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